head_b

[BREST] Un activiste antispéciste condamné à 8 mois de prison avec sursis pour avoir dégrader des commerces spécistes.

Photographie : Konrad Lozinski (Élevage de renard-e-s pour la fourrure)

Actu.fr : « Le magasin de vêtements [qui vend des articles en cuir et en fourrure], situé en centre-ville, avait subi trois dégradations entre le 11 et le 21 novembre 2019 : des tags portant les inscriptions « GO VEGAN » ou encore « On aura ta peau ».

Le 12 novembre, le propriétaire avait été menacé de mort par un individu ayant pénétré dans son magasin et mimé un égorgement. Enfin, dans la nuit du 21 au 22 novembre, l’établissement avait subi des jets de projectiles.

En se basant sur des vidéos du réseau de transport en commun, la police a pu établir le rapprochement entre ces agressions et des faits similaires produits le 23 novembre : des tags inscrits sur la façade d’une agence de déménagement, d’un immeuble et de stations de tram en haut de la rue Jean-Jaurès.

L’auteur présumé des faits, interpellé, a été présenté devant le propriétaire du magasin de vêtements, qui a reconnu son agresseur.

Lors de sa garde à vue, l’individu a reconnu l’ensemble des faits, se présentant comme un militant antispéciste depuis l’âge de 15 ans. La police l’a identifié comme étant l’auteur de deux autres dégradations sur les façades d’une poissonnerie et d’une boucherie, fin octobre dans le quartier de Recouvrance. Au total, il est soupçonné d’être responsable d’une dizaine de dégradations.

Présenté devant le parquet, il a été remis en liberté et convoqué en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) le 8 juin 2020. »



Ouest-France : « Ce lundi 8 juin 2020, au tribunal correctionnel de Brest, vêtu d’un pantalon ample et d’un pull à capuche de couleur sombre, le jeune Brestois de 28 ans, sans emploi, se présente à la barre. Se décrivant lui-même comme « anti­spéciste depuis ses 15 ans », défenseur de la cause animale, il est accusé d’une dizaine de dégradations et menaces de mort.

Dans la nuit du 25 au 26 octobre 2019, l’homme est à l’origine d’inscriptions pro-végans sur la vitrine d’une boucherie et d’une poissonnerie du quartier de Recouvrance. Un mois plus tard, à trois reprises, il s’en prend à une boutique en centre-ville qui vend des articles de fourrure. Deux fois pour y inscrire, à la peinture rouge sang, des tags prônant la cause animale ainsi que des menaces de mort visant directement le gérant du commerce. Une dernière fois, il fracasse la vitrine avec des pierres.

Je veux bien que l’on ait des revendications politiques. Ce qui m’embête, c’est que monsieur n’a pas l’air de comprendre le préjudice moral infligé à mon client qui a déposé quatre plaintes,fait remarquer l’avocate du gérant. C’est dire l’état de peur dans lequel il a vécu . » Son client s’est retrouvé face à face avec l’individu qui le fixait en mimant un égorgement avec ses pouces. Une menace de mort physique que l’homme a reconnu. « C’est énervant tous les jours d’être antispéciste. Il faut savoir contenir sa rage. Mais ce jour-là, je n’ai pas pu », explique-t-il froidement.
Identifié grâce aux vidéos du tram

Les enquêteurs sont parvenus à l’identifier en faisant le rapprochement avec les dégradations d’une agence de déménagement et d’un arrêt de bus, les 21 et 22 novembre 2019. Grâce aux images des caméras de vidéosurveillance du tram, le gérant de la boutique a pu reconnaître son agresseur. L’individu résidant en centre-ville a été interpellé le 18 décembre. « Mon client a reconnu les faits et s’excuse auprès de ceux qu’il a pu blesser », conclut son avocate.

Le Brestois écope de huit mois d’emprisonnement avec sursis et de 120 heures de travaux d’intérêt général. Il devra dédommager les victimes. »


Partage l'info !

Aucun commentaire

Notre site vous a été utile ?

Faites un don pour le faire durer ! :)

Cliquez-ici !
Fourni par Blogger.