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[TÉMOIGNAGE] Cyrille Boulanger : Militant antispéciste et oppresseur sexiste.



Cyrille Boulanger alias Peter Verney (sur Facebook), militant antispéciste à Dunkerque et oppresseur sexiste multirécidiviste.

Nous avons été contacté par une militante antispéciste, ex-compagne de Cyrille, qui a souhaité dénoncer ces agissements violents, manipulateurs, mysogines et sexistes. Cyrille n'en était pas à son premier coup et son ex avant cette dernière en avait déjà fait les frais. Pour ne plus que cela se reproduise...

Voici son témoignage :

"Pour poser le contexte de mon expérience avec cet homme toxique je vais vous expliquer dans quel contexte nous nous sommes rencontré.es et nous nous sommes mis ensemble. Donc Cyrille et moi nous nous sommes rencontré.es par le biais d'une connaissance anti-spéciste, très vite nous nous sommes rapproché.es car nous avions la même volonté d'agir à travers l'action directe. Chose que nous avons fait ce qui nous a valu un séjour de 5 semaines à Sequedin.Nous sommes resté.es ensemble environ 8mois, il m'a quitté pour la dernière fois fin septembre 2018, nous vivions ensemble chez moi depuis notre sortie au mois de mars. Il m'a quitté de nombreuses fois, car il pensait régulièrement que j'avais des attirances pour d'autres mecs.

Il m'a d'ailleurs quittée une fois parce-qu'il pensait que je jouissait dans mon sommeil. Il est revenu dans la journée avec une bouteille d'alcool qu'il a bu sur ma terrasse. Lorsque je l'ai vu faire, je lui ai dit de partir. Et là il m'a dit « si je pars maintenant c'est soit je retourne en prison, soit tu me revois les deux pieds devant (mort) ». Il est finalement parti. Et dans journée il a avait besoin de moi, il m'a appelé en pleur, et je suis allée le chercher... Nous sommes resté.es ensemble après.

Quand il m'a quittée pour la dernière fois en septembre, il a laissé toutes ses affaires chez moi : des meubles, des habits, et également sa chatte Keita. Puis pendant environ 1 mois et demi je n'ai eu aucune nouvelle de lui (juste par le biais de connaissances en commun). J'avais entre temps déposé sa chatte chez une copine pour qu'il puisse aller la voir plus facilement sans qu'on ait à se croiser.

Voyant que je n'avais aucun contact de sa part pour le reste de ses affaires, j'ai du appeler son père pour savoir si il comptait venir les récupérer, j'ai fini par pouvoir échanger avec lui par mail et nous avons fixé un rendez-vous mi-octobre.Il est venu chez moi accompagné par son parrain qui est resté dans la voiture. Il est arrivé les mains vides et à commencer à me demander me prendre la tête pour un sac IKEA qui, selon lui, lui appartenait. Son comportement m'a exaspéré, nous nous sommes disputé.es, il m'a traité de pute en me disant de « fermer ma gueule ». Le ton est monté. Je l'ai également insulté et je lui ai craché au visage. Je lui ai demandé à ce moment là de quitter ma maison et de laisser son parrain venir récupérer ses affaires. Il n'a pas voulu partir et à continuer à me provoquer. Je suis donc descendue chercher son parrain. Quand nous sommes rentré.es tou.tes les deux il était en train de descendre ses affaires : je lui ai demandé de sortir en lui disant que son parrain allait continuer. Il a refusé et à continuer de me traiter de pute et de salope.À ce moment là je l'ai poussé et lui ai griffé le visage. Il a alors donné un coup de pied dans un de mes meubles le faisant tomber par terre, puis m'a donné un coup de poing dans le visage. Il m'a ensuite faite tombée au sol, s'est mis sur moi et m'a donné des coups de poings en criant qu'il allait me tuer. Son parrain à fini par intervenir, il l'a repoussé. Cyrille à continuer à me dire qu'il allait me tuer, « me saigner à mort ». Son parrain a fini par le mettre dehors, puis tout à coup il a frappé d'un grand coup ma fenêtre de salon, éclatant la vitre et le système de fermeture de la fenêtre. Son parrain est sorti sur le trottoir et lui a demandé de rentrer dans la voiture, Cyrille à continuer à m'insulter et à me menacer de mort.Ils ont fini par partir. J'étais en état de choc. J'ai appelé une amie à moi pour qu'elle vienne. Entre temps j'ai reçu un e-mail de Cyrille que je vous joins pour que vous attestiez de la violence de ses propos.




Nous avons passé un mois et demi sans se reparler et j'ai fini par le recontacter. Nous nous sommes revu.es et je lui ai ramené les affaires qu'il avait laissé chez moi. Nous avons discuté de ce qui s'était passé. Il n'a formulé aucune excuse, me disant que si il avait réagit de la sorte c'est qu'il s'était senti acculé par moi et qu'il n'avait fait que se défendre « comme un lion en cage battu par son dresseur ». Et puis que d'un autre côté j'avais eu de la chance que son parrain ait été là, car sinon ça aurait pu être pire. Il m'a également dit n'être « qu'un animal qui agit avec ses pulsions » et qu'il n'y pouvait rien, que dès le lendemain des faits il était passé complètement à autre chose, qu'il avait un peu songé à aller se dénoncer à la police mais qu'il ne l'avait pas fait, car de toute façon les flics s'en ficheraient. Et puis selon lui « il n'y avait pas de différence entre le fait qu'un homme frappe une femme ou qu'une femme frappe un homme », que le problème « c'est que deux individu.es peu importe leurs sexes / genres se frappent ».

Nous sommes ensuite allé.es chez un ami à lui pour manger, cet ami a tenu des propos très sexistes et homophobes (« je ne suis pas une tapette », « je ne suis pas une tarlouze »...). Cyrille rigolait à ses blagues de manière générale. Il a d'ailleurs eu un ton très moqueur quand il a parlé de non-binarité.

À ma demande, nous sommes rentré.es ensemble à Roubaix (il ne s'est quand même pas laissé prié très longtemps). Sur le chemin du retour nous avons parlé.es des copines/amies que nous avions en commun quand nous étions ensemble. Il m'a dit que pour lui « la sororité c'était du flan », que c'était « un principe sous lequel nous nous cachions pour avoir de la puissance », alors que « nous ne sommes rien individuellement ».

Je pense qu'à ce moment là j'étais encore sous son emprise. Je pensais que je l'aimais encore et que j'avais besoin de lui... Nous avons alors recouché.es ensemble et lorsque qu'il m'a déshabillée je me souviens qu'il a touché mon corps en disant « Ah ce corps frêle... il m'a manqué ! ». Sur le moment je n'ai pas compris pourquoi il disait ça, mais je pense après coup que c'était en comparaison avec sa copine actuelle qui est plus ronde que moi. (Grossophobie)

Je fais un flashback sur la vieille où il me disait que je pouvais être son amante, que sa copine n'en saurait rien car elle ne connaissait pas tout ce qu'il faisait de sa vie, qu'elle habite Lille et lui Dunkerque, que par moment elle bosse les week-ends donc qu'on pourrait se voir à ce moment là...Donc le lendemain matin, j'étais au plus mal, car étant toujours amoureuse de lui la place d'amante qu'il me proposait ne me correspondait pas. Il m'a donc dit ce matin-là alors que j'étais en pleurs, qu'il allait tout lui avouer, que nous deux ça n'avait pas d'avenir, qu'il fallait qu'on arrête la. Il est parti me laissant seule comme une merde, le cœur brisé dans mon lit. J'ai reçu un e-mail de lui me disant que « ce qui s'était passé entre nous était une erreur », que « ça ne signifiait rien ». Et depuis je n'ai eu aucune nouvelle de lui.

Je tiens quand même à préciser que je ne suis pas la seule de ses ex à avoir subi sa violence. Il m'a avoué avoir également violenté son ex avant moi, notamment en la jetant dans une poubelle et en lui disant que « c'était là ou se trouvait sa place ».

En août 2019, lorsque nous étions ensemble, j'en suis arrivée à faire une tentative de suicide. À cette époque il vivait chez moi, profitait de mon argent et ne voulait pas trouver du travail pour participer aux finances du foyer. À plusieurs reprises je lui rappelais que cela me gênait mais au fur et à mesure il devenait agressif et m'humiliait en me disant que « ma douleur n'était rien par rapport à la sienne », que « je vivais grâce à l'héritage de mon père et que je n'étais donc pas légitime d'avoir cet argent »... Un jour s'en était trop pour moi, j'ai avalé des médicaments pour mettre fin à mes jours. Cela n'a pas fonctionné et le lendemain, lorsqu'il s'en est rendu compte, il est resté de marbre. J'ai voulu en reprendre, et c'est à ce moment qu'il m'a tendu le sac où étaient les médicaments en me disant « si je te le donne tu n'en prends pas ». J'ai faussement accepté et quand je l'ai eu dans les mains, il me l'a violemment repris, ce qui m'a fait tombée au sol, et m'a valu une double entorse à la cheville. J'ai alors appelé la police et quand elle est arrivé, j'ai regretté et leur ai dit que tout allait bien. Cyrille est alors sorti en jetant tous les produits d'entretien à la poubelle. Les flics lui ont demandé ce qu'il faisait. Et il leur a dit que j'avais fait une tentative de suicide. Iels ont donc appelé les pomp.iers/ères et j'ai accepté d'être placée une semaine en hôpital psychiatrique pour m'éloigner de lui.

Avec le recul je me rends compte que Cyrille est extrêmement mysogine, manipulateur et violent. C'est pourquoi je pense qu'il était nécessaire de faire ce témoignage pour prévenir les prochaines personnes (notamment les personnes de genres opprimées) qu'il croisera sur sa route. En effet, il est actuellement actif dans l'organisation de cercles antispécistes à Dunkerque. Ce qui lui permet de rencontrer beaucoup de personnes qui pourrait par la suite subir ses agissements.

Je ne vous cache pas que j'ai peur qu'à la sortie de ce témoignage, il ne revienne chez moi pour me frapper, voire pire. J'espère qu'il sera expulsé de tous les milieux militants, car une personne dangereuse et oppressive comme lui n'a rien à y faire. Protégeons-nous des agresseurs ! Et virons-les !"

Son compte facebook : https://www.facebook.com/faust.mephistopheles.31



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