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Voici pourquoi il ne faut pas parler à la police.


La police est une ennemie politique.

Cette phrase ne choquera certainement pas les activistes et militant-e-s ayant déjà subi la répression de l’État. Mais ce n'est pas encore le cas de tout le monde... Alors voyons un peu pourquoi, lorsqu'on est engagé-e dans une lutte sociale, il ne faut pas parler à la police.

1. La police protège les intérêts de l’État, pas ceux du peuple.

La police fait respecter l'ordre établit par les dirigeant-e-s qui votent des lois, sans nous consulter, et les font appliquer par la force au reste de la population.

Si nous ne sommes pas d'accord avec ces lois, nous avons (encore) le droit de manifester notre désaccord, avec l'autorisation de la préfecture de police. Mais comme il est facile pour les dirigeant-e-s d'ignorer les exigences de personnes qui marchent en chantant des slogans dans la rue, la police est souvent présente pour éviter que cette frustration qui monte de la part des manifestant-e-s quand le peuple commence à sentir qu'il est dominé par l’État et non pas représenté, comme il devrait l'être, ne se transforme en actions plus offensives.

Quand ces actions touchent ce que l’État protège majoritairement : le capital (les entreprises, les assurances, les banques...), les manifestations sont beaucoup plus difficiles à ignorer pour lui. Pour rappel, l’État dépend du capitalisme, et se doit de le protéger si il veut continuer de garantir les privilèges de celles et ceux qui le composent.

2. La présence de la police dans les événements légaux et pacifistes.


Lorsque l'on déclare une manifestation ou un happening à la préfecture de police, soit pour éviter de subir une répression évitable, soit pour éviter d'être dégagé-e au bout de quelques minutes sur un événement qui a besoin de plusieurs heures pour être efficace (exemple : Cercle Antispéciste, Earthling Experience, Cube Of Truth...), il n'est pas rare que la police envoie des RG (renseignements généraux) sur place.

Ilèles vont peut-être même vous le dire au téléphone lors de la validation de votre déclaration préalable de manifestation, en vous disant qu'un-e de leur collègue sera présent-e, en comptant sur le fait que vous soyez un-e gentil-le militant-e pacifiste qui croit encore que la police est son alliée. Ilèles vous poseront peut-être même des questions par téléphone sur votre engagement, sur les gens qui seront présent-e-s, et sur ce que vous connaissez de la lutte : toute occasion est bonne à prendre pour recruter des indics, n'est-ce pas ?

Sur place, les RG seront probablement en civil, mais ne se cacheront pas non plus. Ilèles tenteront de parler avec vous et avec les autres militant-e-s, essayeront d'être sympathiques et de faire en sorte que vous appréciez de discuter avec elleux. En gros, tout le contraire des flics en général, parce-que là, leur but n'est pas de vous garder dans le droit chemin, mais bien d'obtenir des informations sur vous et le reste des militant-e-s qui viennent à vos événements, dans le cas où celleceux-ci soient un jour impliquez dans des actions plus offensives et illégales.

3. Le comportement des militant-e-s face à la police.


Généralement, les militant-e-s qui ne subissent pas de harcèlement policier parce-qu'ilèles sont blanc-he-s, n'habitent pas dans un quartier défavorisé, et/ou ne sont pas issu-e-s d'autres minorités opprimées, voient la police comme un groupe d'individu-e-s lambda qui peuvent individuellement ou collectivement se rallier à leur(s) lutte(s) si on les en convainc. Malheureusement, c'est faux. Peu importe les opinions personnels qu'ont les flics, quand ilèles travaillent, ilèles sont au service de l’État, et tout ce que vous leur direz pourra se retourner un jour contre vous ou vos camarades.

Comment faut-il s'en protéger alors ?

Comme en garde à vue, vous avez le droit de garder le silence face aux questions des flics. La seule obligation est de donner votre identité (ce qu'il y a sur votre carte d'identité et le nom de vos parents, rien de plus). Pour le reste, dites-leur que vous ne souhaitez pas parler avec elleux, que vous êtes concentré-e sur votre événement, ou autre, mais ne discutez pas avec. Essayer de les sensibiliser est une perte de temps et un danger pour vous et vos camarades.

Les discussions même banales contiennent des informations utilisables, et le but des renseignements généraux est notamment d'empêcher les mouvement sociaux d'atteindre les objectifs que l’État ne veut pas qu'ils atteignent... Par exemple : l'abolition de l'exploitation des autres animaux.

4. Les photos et vidéos sur les événements légaux.


Si pour le moment vous pensez que les voies politiques légales sont suffisantes pour gagner les luttes dans lesquelles vous êtes engagé-e-s, ou que vous soutenez les actions hors-la-loi mais n'y participez pas personnellement : ne facilitez pas le travail de la police.

Aux événements légaux, vous le savez, et la police aussi, il n'y a pas que des militant-e-s légalistes. Certain-e-s trouvent utiles les événement légaux, mais participent aussi à des actions plus offensives et illégales le reste du temps.

Prendre des photos / vidéos et les poster sur internet sans les flouter est une aubaine pour les RG, qui peuvent obtenir une flopée d'informations sur les militant-e-s sans même avoir à se déplacer : leur visages, leur gabarits, leur vêtements, leurs tatouages, qui traine avec qui, etc... C'est aussi valable pour toutes les photos de vous ou de vos ami-e-s militant-e-s que vous mettez en ligne sur les réseaux sociaux le reste du temps. Le mieux étant de ne pas avoir de photos de vous sur internet, même si vous êtes actuellement légaliste.

Du coup, pour éviter de vous mettre, vous ou vos camarades, dans les fichiers de la police, ne parlez pas aux flics, informez vos camarades sur ce qu'est réellement la police et l’État vis à des mouvements sociaux, et pour vous protéger à long terme, il est préférable d'aller aux événements légaux avec des vêtements qui cache un minimum votre visage (capuche, casquette, écharpe), et d'éviter d'être sur les photos et vidéos. Si c'est vous qui les prenez, floutez tous les visages et les tatouages des militant-e-s avant de les mettre en ligne.

Pour comprendre plus en profondeur ce qu'est l’État, le Capitalisme, et la Police : cliquez-ici.

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