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[HAUDAINVILLE] Cinq miradors détruits à la scie sabre.


Est Républicain : "Cinq des six miradors qu’il vient tout juste d’installer ont été vandalisés. Sciés et abattus. L’homme a porté plainte auprès de la gendarmerie de Verdun.

« C’est rageant, on avait mis un mois pour les faire ces miradors ! », se lamente Frédéric Chaudelet au volant de son utilitaire. D’un coup de volant il quitte la D 903 et traverse le champ qui longe la route pour se stationner en lisière de la forêt domaniale de Sommedieue, au lieu-dit de « La Béholle ».

Stationné devant un amas de bois cet habitant et chasseur d’Haudainville raconte qu’il a découvert lundi matin que 5 des 6 miradors qu’il vient d’installer ont été abattus. « Avec une scie sabre à batterie », en est persuadé l’homme « à 99 % ». En effet, aucune chance n’a été laissée aux miradors, les quatre pieds des structures de bois hautes de 2,50 m ayant subi l’assaut dévorant de la scie. Les six miradors installés sur ce site que le chasseur loue à l’ONF sont distants l’un de l’autre d’environ 250 m, « ça fait 1,5 kilomètre en tout, fallait être motivé », lance le chasseur qui a bien sûr sa petite idée sur l’origine du sabotage, mais il n’en dira pas plus. « J’ai porté plainte auprès de la gendarmerie de Verdun, c’est à eux de faire l’enquête », note l’homme en grattant son bouc gris. Ce dernier a néanmoins déjà noté qu’aucune autre voiture que la sienne n’avait traversé le champ et que par conséquent les auteurs du méfait étaient certainement arrivés par le sentier forestier.

« C’est du pur vandalisme ! » s’exclame Frédéric Chaudelet qui oscille entre colère et résignation. Car ce n’est pas la première fois que le chasseur est la victime d’actes malveillants. En effet, il possède d’autres miradors un peu plus loin, « on me les a déjà renversés, mais c’est la première fois qu’on me les scie comme ça ». Un coup dur pour le chasseur qui consacre énormément de temps à cette passion qu’il cultive depuis gosse. « J’avais 10 ans quand je suis allé pour la première fois à la chasse avec mon père, j’en ai 52 ! ». Du temps mais aussi de l’argent, Frédéric Chaudelet estimant le coût des dégâts à environ 1000 €, « rien qu’en vis y’en a déjà pour 200 balles ».

Mais si l’homme est aussi dépité c’est que l’installation de ces miradors avait pour objectif principal la sécurité. En effet, ces derniers orientés vers le sous-bois obligeaient le tireur, surélevé donc, à des tirs fichants, c’est-à-dire orientés vers le sol. « Pas de tirs de longueur possibles ! ». Si l’homme accuse le coup, il est bien décidé néanmoins à les remettre sur pied au plus vite."

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