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Réponse au reportage sur l'Abattoir à la ferme, et le label "Le Boeuf Éthique" d'Émilie Jeannin.


Voici une réponse au reportage présentant l'abattoir à la ferme et le label "Le Boeuf Éthique" d’Émilie Jeannin.

 Le reportage 


Émilie Jeannin est exploiteuse de Vaches Charolaises en Côte-d'Or.

Elle est engagée depuis un certain temps pour améliorer le "bien-être" des personnes détenues dans les élevages, notamment au moment de l'assassinat.

Après un voyage en Suède pour visiter les abattoirs mobiles déjà en place, elle se lance dans la création d'un label : "Le Bœuf éthique", et participe à l'expérimentation d'abattoirs mobiles en France, validée par la loi alimentation 2018.

Réponse à quelques citations dans le reportage :

Émilie Jeannin (4:30) : "Même si on les emmène nous-même à l'abattoir - c'est ce que je fais moi, tous les 15 jours - à un moment donné, quand je décharge ma bête, je suis quand même dépossédée, et je croise les doigts pour que ça se passe bien, les 10 minutes qui suivent avant qu'elle soit mise à mort. Concrètement c'est aussi très violent de se laisser déposséder de cet acte de mise à mort : ne pas le voir, ne pas assister ou le contrôler."

Après une intervention de son collègue qui se plaint que les personnes qu'il exploite soient assassinées loin de chez lui :

Émilie Jeannin (5:00) : "Le bien-être animal c'est déjà de ne pas leur faire faire des grandes distances en camion. C'est de revenir à des choses de bases, et de ramener les outils au plus près des animaux."

A-t-elle oublié (ou omet-elle volontairement) le fait que depuis 1948 (vitamine B12) aucune exploitation ni mise à mort volontaire des autres animaux n'est nécessaire pour la santé des humain-e-s ? Et qu'elle indécence de définir sa situation comme "violente", alors qu'au moment même où elle ressent cette "violence", elle est responsable d'avoir amené une personne qui lui faisait confiance, être égorgée puis démembrée, pour qu'elle, l'humaine, soit récompensée par de l'argent...

Journaliste (5:08) : "Pour vous, le principal avantage c'est sur le bien-être animal, c'est ça ?"

Émilie Jeannin (5:12) : "Oui, le bien-être animal, et la qualité de la viande. Les consommateurs sont vraiment sensibilisés à ça depuis qu'il y a eu ces vidéos trash qu'on a vu circuler. Et donc ils ont vraiment envie de pouvoir manger de la viande et en même temps savoir que les éleveurs ont bien fait leur travail et que les animaux ont été respectés pendant l'abattage."

Émilie Jeannin (11:06) : "L'industrialisation, c'est juste une rationalisation où on transforme les animaux en matière... et c'est juste pas possible. C'est ça qu'il faut refuser."

Merci aux activistes qui ont réussi à montrer ce qui se cachait dans les abattoirs. Ça a permis de donner un élan à la lutte antispéciste, et ça a convaincu une partie de la population, qui était à l'époque, carniste et spéciste, et qui maintenant est devenue au moins vegan, voire antispéciste ou même animaliste.

Cependant, maintenant que l'autre partie de la population rejettent les "élevages industriels", même si elle ne les boycottent pas assidument pour autant, il est important, selon moi, de rappeler que peu importe les conditions d'exploitation et de mise à mort, l'exploitation et la mise à mort volontaire de personnes, sans nécessité vitale pour nous, est inacceptable.

Ne les laissons pas convaincre celles et ceux qui commençaient à s'éloigner du Spécisme, en omettant d'expliquer la base du problème (le non-respect des intérêts fondamentaux des autres animaux), et en se concentrant uniquement sur les problèmes annexes (maltraitances, abattage, transports de longue durée...), qui du coup, ne mènent qu'à une prise de conscience partielle de ce qu'est l'oppression systémique spéciste.

Émilie Jeannin (11:40) : "Il y a plus de 50% de ce qu'on produit qui est foutu à la poubelle. (...) C'est un non-sens. Parce-que ça vient d'animaux, dont on a enlevé la vie, on a pas le droit de jeter un seul morceau de viande. On ne devrait pas avoir le droit d'en gaspiller."

Encore une fois, a-t-elle oublié (ou volontairement passé sous silence) la possibilité de ne pas exploiter et ni enlever volontairement la vie des autres animaux ? C'est impressionnant à quel point elle se targue d'avoir des convictions en rapport avec son empathie pour les autres animaux, tout en ne parlant pas du problème de base : le fait d'exploiter et de mettre à mort des personnes volontairement et sans nécessité ! Elle nous parle de ne pas gâcher les morceaux de leur corps après les avoir mis à mort... mais pourquoi ne veut-elle pas simplement de pas arrêter de gâcher leur vie ?...

Émilie Jeannin (15:40) : "J'ai fait une formation pour travailler avec des chiens de troupeaux. Parce-que les vaches, du coup, nous prennent en référence et n'ont pas une crainte de nous puisque c'est le chien de troupeau qu'elles doivent respecter, et nous, elles nous suivent, on est le meneur, on est l'être qui va les rassurer."

Et oui, les vaches lui font confiance : c'est quasiment un impératif dans tous les élevages (que les personnes détenues ait un minimum de confiance en la personne qui les exploite). Et bien sûr cette confiance est trahie tôt ou tard, et notamment le jour où leur exploit-eur/euse les fait monter dans un camion, pour toucher enfin l'argent qu'ilèle attendait d'obtenir quand ilèle les a fait naître, les a fait grandir, et les a engraisser. Et ce, peu importe si ce camion est un abattoir mobile, ou s'il est juste le moyen de transport qui les emmènera à un abattoir classique.

Émilie Jeannin (17:11) : "Ça m'a mise en relation avec tout un tas de gens sur facebook et autres réseaux sociaux. Soutenu par beaucoup de consommateurs, de voisins, d'autres paysans, par des politiques... et quelques vegan, un peu virulents, et un peu violent. Première menace de mort. Moi je pars du principe que le régime alimentaire ça doit être un plaisir plutôt qu'une contrainte. Ce qui peut-être plus surprenant c'est quand il y a du prosélytisme et quand il y a des extrémistes. Ça nous amuse pas de devoir les tuer pour vivre. Moi j'ai vu des éleveurs en pleurs qui m'ont dit : "J'ai découvert que j'ai vendu mes animaux à un tel, ils ont été égorgés vivants, mais moi je veux plus ça !".

C'est complètement hallucinant... Elle sait qu'il est possible d'être vegan. Mais elle voit ça comme une contrainte, un obstacle au plaisir. Par contre, elle n'a aucun problème pour contraindre et enlever le plaisir de vivre une longue vie aux personnes qu'elle exploite et envoie à la mort...

Et le passage sur les élev-eurs/euses qui découvrent soudainement que les personnes qu'ilèles vendent encore vivantes, le reste jusqu'à ce qu'on les égorgent... choquant ! Ilèles pensent (ou pensaient) peut-être qu'il y avait un entre-deux magique entre le fait d'être encore vivant-e et être mort-e ? Que l'étourdissement (chocs électriques, cassage de crâne ou gazage au CO2) ça envoyait miraculeusement d'un état de conscience à un état d'inconscience sans que la personne concernée s'en rende compte ? Peut-être pensaient-ilèles que leurs victimes perdait d'un coup tous leurs sens en passant les portes de l'abattoir jusqu'au moment où ilèles étaient assassiné-e-s ?
Ilèles idéalisent leur métier, et se noient dans un fleuve de mensonges plus naïfs les uns que les autres. Sûrement pour éviter de faire face à la réalité : ilèles font naître, nourrissent et soignent des personnes qui leur font confiance, pour ensuite les trahir, et détruire leur vie contre de l'argent.

Émilie Jeannin (18:00) : "Je t'ai vu naître. Je t'ai élevé. Je t'ai soigné. Et là je te remercie. Car c'est l'heure, et c'est pas drôle. J'ai une boule dans le ventre. Tu dois le sentir. Mais personne d'autre que moi t'emmènera là-bas. Et une fois là-bas, je ne serai plus là, car j'aurai perdu la main."

Émilie Jeannin (19:04) : "Cette violence dont les animaux ont souffert dans les abattoirs, c'était un peu une violence qui nous était faite à nous et qui remettait un peu en cause tout notre travail. Tout ce lien qu'on peut faire avec nos animaux."


Non, non et non. La violence ce sont les personnes que tu envoie à la mort qui la subisse. Pas toi. Tu repars de l'abattoir avec ta paie. Tes victimes, elles, repartent mortes !

Émilie Jeannin (19:15) : "De toute façon la mort naturelle elle n'a rien de poétique. Il n'y a jamais rien de tout noir ou tout blanc."

Si la mort naturelle n'a rien de poétique, elle a le mérite d'être celle qui permet de vivre le plus longtemps possible. Tuer une personne en bonne santé qui pourrait encore vivre, sans son accord explicite, c'est indéfendable.

Émilie Jeannin (20:39) : "Donc ils rentrent dans ce camion en pensant qu'ils vont le traverser. Et puis donc ils regardent le pré de l'autre côté et il y a la main du tueur qui arrive à se positionner exactement comme il faut et à faire l'assommage avec un matador. Ensuite l'animal tombe et il y a toutes les étapes habituelles de la saignée etc qui se font dans le camion. Le vétérinaire est présent aussi : au coup de matador il est là et il regarde les réflexes rétiniens et il donne l'autorisation pour mettre la saignée.

Trahison. Meurtre. Spécisme. Dégueulasse...

Émilie Jeannin (23:13) : "Il faudrait pas sous couvert de vouloir protéger les animaux en leur évitant l'abattage et donc en devenant tous vegan, s'imaginer qu'on va sauver la planète, parce-qu'on aura en fait une planète sans animaux. En élevage on a pas que les animaux qu'on élève : on a aussi tous les animaux qui vivent autour. Les oiseaux, les insectes, tout cet écosystème serait vraiment durement remis en cause si il y a plus d'élevage."

Ah oui, effectivement "il faudrait pas sous couvert de"... vouloir protéger tes habitudes, ton métier, tes revenus, faire des abattoirs mobiles qui ne respectent même pas l'intérêt le plus fondamental des personnes dont tu te targues de "militer pour" : l'intérêt de vivre une vie longue et heureuse !

Et pour ton information, si les élevages extensifs (ceux dont tu parles, ceux où les autres animaux ont un réel échange avec le monde extérieur, et qui représentent actuellement moins de 10% de l'élevage français) devenaient des sanctuaires animalistes, il n'y aurait pas de changement de biodiversité. Et oui, on est pas obligé de dominer et d'assassiner des individu-e-s pour sauvegarder une espèce.. impressionnant ? Pas tant que ça... voici une liste des sanctuaires animalistes en France.


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